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Laure de Noves

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Adresse:
Office de tourisme de Noves Boulevard de la République
Code Postal:
13550
Ville:
Noves et son hameau Les Paluds
Téléphone:
04 90 92 90 43
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Le 6 avril 1327, lors d'une messe matinale en l'église Sainte-Claire d'Avignon, Pétrarque aperçoit Laure de Noves. La vue de Laure fit sur lui cette impression subite et profonde que les romans dépeignent si souvent : La beauté de Laure était alors dans tout son éclat. "Elle avait, dit Pétrarque, les cheveux blonds, la peau très blanche, et elle était d'une taille et d'un port remplis de majesté".

Aussitôt, il en tombe éperdument amoureux. Ses vers laissent pourtant la belle de marbre. Cependant Pétrarque lui consacra sa muse, et fit à sa louange trois cent dix-huit sonnets et quatre-vingt huit chansons, dont la plupart respirent la poésie la plus aimable et les sentiments les plus tendres. Cette passion fut la grande affaire de sa vie. Il l'aima trente ans, dont dix furent donnés aux regrets et au culte de sa mémore.

Laure s'est mariée deux ans auparavant avec Hugues de Sade dans la Chapelle des Pénitents Blancs (actuelle Médiathèque Marc Mielly). Elle n'a cure de cet humaniste, issu de la petite bourgeoisie florentine.

Tandis que Pétrarque, retiré dans la solitude à Fontaine-de-Vaucluse, multiplie en vain les sonnets à sa belle, celle-ci élève plus de dix enfants.

Elle meurt de la peste en 1348, le jour de ses quarante ans et repose aujourd'hui dans l'église des frères mineurs de Saint-François d'Assise en Avignon.

Pétrarque a continué à la chanter. Tout le "Canzoniere" lui est consacré. Dans ce recueil de poèmes en langue toscane, Pétrarque chante Laure avec des accents sincères et intimes qui font de lui le premier poète des temps modernes.



Sonnet composé du vivant de Laure par Pétrarque

Maintenant que le ciel, la terre et les vents se taisent ;
que les bêtes sauvages et les oiseaux sont arrêtés par le sommeil ;
que la nuit, sur son char étoilé, accomplit son circuit, et que la mer repose sans vagues dans son lit ;

Je regarde, je pense, je brûle, je pleure, et celle qui me fait mourir est sans cesse devant moi pour mon tourment qu’elle adoucit pourtant ;
la guerre est ma condition, guerre pleine de colère et de douleur ;
et je n’ai quelque repos qu’en pensant à elle.

Ainsi c’est de la même fontaine claire et vive que vient toute la douceur et l’amertume dont je me nourris :
c’est la même main qui me guérit et me perce.

Et pour que mon martyre n’arrive pas à sa fin, mille fois par jour je meurs, et mille fois je renais, tant je suis éloigné de ma guérison.

 

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